« Le kiné m’a dit que je pouvais reprendre. Mais reprendre quoi, et comment ? »
C’est une situation que je rencontre souvent. Après une entorse, une opération du genou, une tendinite ou un mal de dos, la rééducation a fait son travail : la douleur a diminué, l’articulation fonctionne. Mais entre « je peux marcher normalement » et « je peux retourner courir, skier ou soulever une charge », il reste un fossé.
C’est précisément dans cet espace que le coach sportif a un rôle à jouer.
Chacun son métier
Soyons clairs : un coach sportif ne remplace ni le médecin ni le kinésithérapeute. Le diagnostic, le traitement et la rééducation sont leur domaine.
Mon rôle commence après, ou en parallèle quand le kiné le juge utile :
- reconstruire la force et la confiance, progressivement ;
- réintroduire les mouvements de votre sport ou de votre quotidien ;
- consolider pour limiter le risque de rechute.
Idéalement, on travaille dans la continuité des consignes de votre kiné. N’hésitez pas à me transmettre ses recommandations : elles guident la construction des premières séances.
Pourquoi on se reblesse souvent
La plupart des rechutes ont les mêmes causes :
- reprendre trop vite, dès que la douleur disparaît, alors que les tissus ne sont pas encore prêts à encaisser la charge ;
- un déséquilibre entre le côté blessé et l’autre, qui s’installe sans qu’on s’en rende compte ;
- la peur du mouvement, qui fait compenser ailleurs et crée de nouvelles tensions.
Les étapes d’une reprise encadrée
1. Faire le point. Nature de la blessure, date, consignes médicales, douleurs restantes, objectif. On ne reprend pas un genou opéré comme une cheville tordue.
2. Retrouver les bases. Mobilité, contrôle du mouvement, gainage. On vérifie que les deux côtés travaillent de façon équilibrée.
3. Renforcer progressivement. On augmente la charge par petites étapes, en surveillant la réaction du corps le lendemain.
4. Revenir au geste sportif. Course, sauts, changements de direction, charges plus lourdes : seulement quand les étapes précédentes sont solides.
5. Consolider. Garder dans votre routine quelques exercices de prévention, même une fois la blessure oubliée.
Douleur : les signaux à respecter
Une légère gêne pendant l’effort, qui disparaît rapidement et ne s’aggrave pas le lendemain, peut être acceptable selon les consignes de votre kiné.
En revanche, une douleur qui augmente pendant l’exercice, un gonflement, une boiterie ou une douleur plus forte le lendemain sont des signaux d’arrêt. Dans ce cas, on allège, et on reprend contact avec votre professionnel de santé si ça persiste.
Pour qui ?
Pour le sportif qui veut retrouver son niveau, pour la personne qui veut simplement reprendre une activité sans appréhension, pour le senior après une prothèse. Les séances peuvent se faire au studio, en salle, à domicile ou en extérieur autour d’Ugine et d’Albertville, et le programme peut se poursuivre à distance.
Questions fréquentes
Quand puis-je commencer avec un coach ? Quand votre médecin ou votre kiné vous y autorise. Parfois dès la fin de la rééducation, parfois en parallèle.
Le Pilates est-il adapté après une blessure ? Souvent, oui : il travaille le contrôle et le gainage en douceur. C’est à adapter selon la blessure. Voir aussi les bienfaits du Pilates pour le dos.
Combien de temps dure une reprise ? Cela dépend de la blessure, de sa gravité et de votre objectif. On le définit ensemble au premier rendez-vous, et on ajuste en chemin.